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La loi du 19 décembre 2008 relative à la législation funéraire stipule que chaque commune dispose d'au moins un cimetière comprenant un terrain consacré à l'inhumation des défunts et, dans les communes de 2 000 habitants et plus, d'au moins un site cinéraire destiné à l'accueil des cendres des personnes décédées dont le corps a donné lieu à crémation.
Cette réglementation impose la mise en place de ce dispositif avant le 1er janvier 2013 et Précy est déjà l'heure ! Un columbarium et un jardin du souvenir au sein du cimetière a été dressé en 2011, et parallèlement à l'édifice, un aménagement de cet espace cinéraire va être réalisé.
Les plantations seront réalisées durant la période hivernale, des dalles seront aussi installées pour
créer un cheminement.
Un peu d'histoire...
L’histoire de la crémation se confond avec l’histoire des civilisations, depuis la préhistoire jusqu’à l’Antiquité et au début de notre ère (en Grèce, à Rome, en Gaule…).
L’Europe a abandonné la crémation au fur et à mesure qu’elle s’est convertie au christianisme, dont les adeptes souhaitaient être inhumés « à l’image du Christ ». C’est Charlemagne qui, dans un capitulaire de 789, a interdit la crémation dans son Empire. Et jusqu’au XIXème siècle, il n’en a plus été question en France. Il a fallu attendre la IIIème République pour que cette pratique réapparaisse, c’est le 29 octobre 1887 que fut adoptée une loi disposant que « Tout majeur ou mineur émancipé, en état de tester, peut déterminer librement les conditions de ses funérailles, notamment en ce qui concerne le caractère civil ou religieux à leur donner et le mode de sa sépulture ». Malgré cette loi fondamentale, la crémation est restée longtemps dans la confidentialité.
L’Église Catholique lève l’interdit de la crémation, dans la foulée du Concile de Vatican II, en publiant
le 5 juillet 1963 un décret indiquant « que l’incinération du corps n’affecte pas l’âme ». Cela a permis de
faire lentement bouger les esprits… et les mœurs.
En 1980, 1% des obsèques faisait l’objet d’une crémation en France; en 2010, c’est 30%. En France, le CREDOC (Centre de Recherche pour l’Étude et l’Observation des conditions de vie) a confirmé, dans son Baromètre 2009 consacré aux pratiques des Français liées aux obsèques que 50% d'entre eux avaient l’intention de procéder à la crémation. Et, toujours selon cet organisme, cela continuera à progresser. |